Il y a quelques années, mes associés et moi sommes contactés par Hadrien Ormières, de Victoria Garden. Ils sont sur le point de racheter une villa Belle Époque à Bordeaux — 2 000 m² de parc, piscine, architecture du début du XXe siècle — et ils nous proposent de nous associer à leur projet. Sa question est simple : est-ce qu’on veut en faire un espace de coworking ?

Notre première réaction ? De l’excitation. Immédiatement suivie d’un doute sérieux sur la viabilité du truc.


On n’était pas des inconnus dans le coworking

Ce n’est pas notre premier espace. On gère déjà un bureau de 350 m² à Paris, dans lequel on loue des postes à des coworkers. Ça fonctionne. Mais c’est un espace classique — beau, fonctionnel. Pas de jardin. Pas de piscine. Pas de terrasse sous les arbres centenaires.

Bordeaux, c’est différent. Le bien qu’Hadrien nous présente, c’est Villa Maria — une villa de caractère dans le quartier de Caudéran, à deux pas du centre-ville. Le genre d’endroit où, quand vous arrivez le matin avec votre café, vous avez du mal à croire que vous êtes « au bureau ».

C’est exactement le problème qu’on voulait résoudre. Pas le manque d’espaces de coworking — Bordeaux en a. Mais le manque d’espaces où les gens ont envie de venir travailler.


Le doute qu’on a failli ne pas surmonter

La première visite du lieu est un mélange de séduction et de vertige. Le bâtiment principal est magnifique mais il faut tout repenser pour un usage professionnel. Et surtout : est-ce que des coworkers paieront pour travailler dans une villa, ou est-ce qu’ils cherchent avant tout un bureau neutre et fonctionnel ?

On a failli répondre non.

Ce qui nous a convaincus, c’est précisément l’inverse de ce qu’on craignait : le marché des espaces interchangeables est saturé. Les WeWork et consorts ont industrialisé le coworking jusqu’à en retirer toute personnalité. Il restait de la place pour quelque chose de radicalement différent — un lieu qui soit un argument en lui-même pour venir travailler.


Construire, pas juste rénover

On ne s’attendait pas à l’ampleur des travaux. La villa avait du caractère mais nécessitait une rénovation complète pour répondre aux standards d’un espace professionnel moderne. Et pour absorber la demande, on a fait construire une extension de près de 200 m² — climatisée, lumineuse, pensée pour le travail en équipe comme pour la concentration individuelle.

C’est un investissement lourd. Mais c’est aussi ce qui fait que Villa Maria n’est pas improvisé : chaque espace a été pensé pour que le lieu tienne ses promesses au quotidien, pas seulement sur les photos.


Ce qu’on a appris

Le coworking dans un lieu de caractère, ça attire des profils différents. Des freelances qui en ont marre des cafés et des open spaces bruyants. Des équipes qui cherchent un cadre pour leurs séminaires ou leurs journées off-site. Des entrepreneurs qui veulent travailler dans un environnement qui reflète l’ambition qu’ils ont pour leur projet.

Ce qu’on n’avait pas anticipé, c’est la dimension événementielle. La villa se prête naturellement à l’organisation de mariages, baptêmes, soirées d’entreprise. C’est une activité qu’on développe activement aujourd’hui, parce que le lieu le permet et que la demande est là.


Est-ce que c’était le bon pari ?

Oui. Mais on ne l’aurait pas dit avec certitude ce jour-là, en sortant de la première visite.

Ce qui est sûr, c’est que si vous travaillez à Bordeaux — ou si vous cherchez un lieu pour votre prochain off-site d’équipe — Villa Maria est fait pour vous. Pas parce que c’est un espace de plus. Mais parce que c’est le genre d’endroit qui change votre rapport au travail.

Villa Maria Bordeaux — villamariabordeaux.fr

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