01.01.20

Voici les 5 points communs aux 122 invités que j’ai reçus ces 3 dernières années.

Monétisation Podcast

Cet article est mon second article “bilan de mes 3 ans de GDIY”. Si vous voulez lire le premier article, c’est par ici que ça se passe, j’y parle des 5 leçons que je retiens en tant que podcasteur.

En 3 ans j’ai eu la chance de rencontrer 122 personnes incroyables. Je suis sorti grandi de chaque échange. Après autant de rencontres, je trouvais intéressant de m’arrêter un instant, pour réfléchir aux points communs de tous mes invités et aux leçons qu’ils m’ont offertes.

#1. Avoir le feu sacré.

Mes invités ne se contentent pas simplement de croire en leur projet : ils sont habités par leur sujet. Christophe Servell par le café, Alain Millat par ses vergers, Alex de Metz par la photographie, Cédric Villani par les mathématiques, Akrame Benallal ne fait qu’un avec la cuisine. Ils vont au fond de leur sujet. Chacun déborde d’une énergie incroyable qui se met au service d’une ambition folle. Nicolas Paciello voulait être étoilé. Julia Bijaoui a construit son parcours pour apprendre à entreprendre. Le jour l’idée de Lunii a frappé Maelle Chassard, elle a déployé des trésors d’ingéniosité pour en faire une réalité. Héloise Damien veut changer le monde avec des jeux. Julie Chapon veut faire évoluer notre manière de consommer et la manière dont les industriels de l’alimentaire et de la cosmétique produisent ! Hugo Mercier veut nous aider à mieux dormir.

Ils sont beaucoup comme Gilles Raymond à préférer se planter en essayant de sauter deux mètres, que réussir brillamment en sautant 30 centimètres.

Ce que je faisais était bien mais je n’avais pas le feu sacré. Être correct, ce n’est pas assez ambitieux. Joel Dicker

Je comprends aujourd’hui à quel point c’est important si l’on veut réussir. Et je comprends également que si l’on n’est pas animé par cette énergie folle, il vaut peut-être mieux réviser ses ambitions à la baisse.

#2. Être ouvert

Réussir seul, en restant dans son coin, isolé du reste du monde, ça n’arrive pas. Ceux qui réussissent sont ceux qui s’ouvrent, qui vont à la rencontre des autres. Tout ce qui n’est pas partagé est perdu, c’est ce que me disait Philippe Gabilliet. Mais il faut être dans une démarche d’écoute active. C’est en partie grâce à cela qu’Emmanuel Perrotin est aujourd’hui au sommet de l’art contemporain. Olivier Brourhant a longuement parlé de l’intérêt d’écouter les autres pour trouver des problèmes à résoudre.

Je trouve que j’ai beaucoup de chance, parce que les rencontres, tu ne les fabriques pas, elles s’imposent à toi et elles deviennent ton chemin. Catherine Barba

Mais s’ouvrir c’est aussi être curieux, avoir soif de connaissance. Le meilleur exemple ? Lorsque Stan Leloup m’a parlé de l’importance de s’ouvrir à des domaines complètement différents du nôtre pour analyser les techniques qui y sont utilisées, les essayer et les appliquer.

Je rajouterai qu’être ouvert c’est aussi accepter la critique. Ray Dalio parle de Thoughtful Disagreement. N’être entouré que de gens qui sont d’accord avec vous c’est dangereux, voire insupportable. Il faut être ouvert aux désaccords car ils nous permettent de prendre du recul et d’avancer.

#3. Embrasser l’échec (pas l’erreur)

Accepter l’échec est aussi un signe d’ouverture. Mais c’est une vraie leçon. Tous mes invités ou presque m’en ont parlé. Akrame Benallal pense que c’est l’opportunité d’apprendre. Cyril Chiche que c’est une leçon d’humilité !

Si on réussissait tout du premier coup, est-ce qu’on saurait pourquoi même on réussit ? Stéphanie Gicque

Selon Anne Méaux, c’est même une preuve de courage, parce que vous reconnaissez votre part de responsabilité, vous ne reportez pas la faute sur les autres. Et cela vous permet d’avancer.

Pierre Antoine Dusoulier ne s’est pas démonté malgré un échec retentissant. Denis Troch n’a jamais eu de mal à rebondir et à se relever.

En fait, comme me l’a dit Romain Paillard, je pense que les échecs et les galères sont l’une des clés de la réussite. Et finalement je suis assez d’accord avec Jean David Benichou lorsqu’il affirme que le risque est le meilleur allié de l’entrepreneur.

Cela dit ça ne doit pas être une posture. Beaucoup de monde en parle, peu de gens l’acceptent réellement. En 2019, j’ai vendu une boîte et j’en ai planté une autre, j’ai probablement plus appris avec la seconde, malgré tout l’échec est souvent difficile à admettre et un mauvais moment à passer.

#4. Savoir s’entourer

C’est un sujet tellement important que j’ai envie d’en faire une série spéciale. Comment trouver les bonnes personnes pour chaque poste ? Mon épisode avec Olivier Sibony aborde cette question sous un aspect technique totalement passionnant.

Que ce soit Jacob Abbou, Dimitri Farber, Antoine Freysz ou Pierre Chappaz tous mes invités semblaient d’accord sur un point : trouver des Aces, c’est important mais au-delà des compétences et du track record, l’état d’esprit est fon-da-men-tal, l’envie de progresser aussi. Mais savoir s’entourer c’est aussi savoir se séparer de collaborateurs et parfois même de son associé comme Héloïse Damien.

#5. Travailler dur.

Le travail n’est pas une garantie de succès, mais une chose est sûre, si vous ne faites rien vous n’arriverez nulle part. Sans doute grâce au feu sacré dont je parlais plus haut, tous mes invités ont le goût de l’effort. Yaron Herman scotchait sur son piano une liste de toutes les choses qu’il devait faire pour échouer (!). Gérard Rancinan n’a pas été multi récompensé s’en s’être investi à 1000%, dès son premier job chez Sud Ouest. Bernard Werber écrit 10 pages tous les jours de l’année et réécrit jusqu’à 10 fois entièrement chacun de ses romans ! Domingo est une bête de travail, que ce soit sur sa console ou devant une caméra.

Ils sont tous dans l’action, vont au fond des choses tout en se concentrant sur l’essentiel. À ce titre, l’aventure des fondateurs de Veja est un superbe exemple. Celle Geoffrey Bruyère, de Romain Raffard ou encore de Pierre Valade le sont également.

Cette force de travail, ils la mettent aussi dans la résolution des problèmes. Au quotidien, l’un après l’autre, sans relâche. Ils les affrontent et les règlent mais uniquement quand ils se présentent. Jamais ils ne sont dans la sur anticipation.

Le mot de la fin

J’aurai pu parler de l’importance de trouver un équilibre, de se sentir pleinement épanoui (Tigrane Seydoux en parle très bien), de l’importance d’oser (un fil rouge sur GDIY — Stéphane Boukris lui ne recule devant rien), de la discipline et de l’organisation militaire qui permet d’offrir plus de liberté (écoutez les épisodes avec Jérôme Dumont ou Jean de la Rochebrochard) et de bien d’autres sujets mais je ne voulais pas vous embarquer dans un article sans fin ! Alors je m’arrête là 🙂

Et vous que retenez-vous des épisodes que vous avez écouté ?

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