02.01.20

Voici les 5 choses que je retiens après 3 années de podcast.

Apprentissage Podcast Edited

Cela va faire trois ans que j’ai lancé GDIY. Trois ans que je reçois derrière mon micro des gens géniaux, pour en savoir plus sur leur parcours, leur succès, leurs échecs et les leçons qu’ils en ont tiré. Avec ce projet, je voulais, et je cherche encore, à apprendre et progresser, en tant qu’homme, en tant qu’entrepreneur mais aussi en tant que podcasteur. Après 120 épisodes publiés, je me dis que ça vaut le coup de dresser un bilan. D’abord de ce que je retiens de mon expérience de podcasteur. Ensuite de ce que j’ai appris et compris grâce à tous mes invités.

Pour commencer, voici les 5 points clés à avoir en tête lorsqu’on produit un podcast.

#1. Soyez sincère & authentique

Que vous soyez la voix ou non de votre podcast, que vous ayez un objectif business ou non, l’authenticité de votre projet est l’une des principales clés de votre succès. C’est en grande partie grâce à cela que vous serez capable de fédérer du monde autour de vous.

Les auditeurs aiment / attendent ça.

Je me retrouve dans mon podcast parce que je n’ai pas l’impression de me forcer ou de masquer qui je suis. Je ne suis pas journaliste, pourtant j’ai voulu faire des interviews, pour devenir une meilleure version de moi-même. Cette simple envie m’a suffi à me lancer. Mes interviews sont loin d’être parfaites, en cela elles me ressemblent. Chaque interview me porte car il y a chez chacun de mes invités quelque chose qui me passionne et/ou qui m’interpelle. Ce sont des échanges, sans filtre. J’assume une part de naïveté et certaines maladresses, je ne cherche pas à les couper au montage ou à me retenir. À chaque épisode je ressors grandi, vraiment, sincèrement, grandi. J’ai l’impression de devenir un meilleur entrepreneur, un meilleur manager, une meilleure personne.

Chaque jour je reçois des messages d’auditeurs me disant qu’il apprécie ma démarche et ma manière de faire. Combiné à la croissance continue de mon audience, je crois avoir la preuve que c’est en restant soi-même que l’on construit son succès.

De l’importance de kiffer.
On n’en parle pas assez, mais au-delà de l’authenticité et de la sincérité, il y a la notion de plaisir. C’est votre podcast. Alors n’oubliez jamais de faire quelque chose qui vous plaît. Ne vous forcez pas, sinon à un moment donné vous allez être dégoûté. Vous avez envie de lancer un rendez-vous supplémentaire ? N’hésitez pas ! Vous voulez allonger la durée de vos épisodes ? Faites-le ! Vous voulez aborder de nouveaux sujets ? Pourquoi pas ! Tant que vous prenez du plaisir et que vous restez sincère, les auditeurs vous suivront.

L’authenticité séduit les invités.

Rester authentique permet d’assumer pleinement son projet. Je crois que c’est pour cela qu’à chaque fois que j’invite quelqu’un derrière mon micro, je suis capable de lui expliquer sincèrement pourquoi je souhaite l’inviter. Je ne me force jamais à recevoir quelqu’un avec qui je n’ai pas d’affinité. Je sais très bien que l’épisode sonnera faux. Rester sincère me permet de maximiser les réponses positives. Même si parfois il faut savoir être patient.

#2. Le succès prend son temps.

J’ai dépassé la barre des 300.000 écoutes mensuelles. Je pense que l’on peut dire GDIY a rencontré son audience et qu’il a un certain succès. Mais cela a pris du temps. Pourquoi ? Parce que le succès d’un podcast est empirique. Si vous avez opté pour un contenu sincère et qu’il est bien produit, il viendra. Mais cela va prendre du temps car la découvrabilité des podcasts n’est pas au top pour le moment, que vous ne remonterez pas tout de suite dans les résultats de recherche sur Google, que vous ne serez pas repéré tout de suite par les journalistes. Laissez le temps à votre podcast de s’installer. On dit souvent qu’il faut un minimum de 10 épisodes publiés régulièrement (au moins tous les 15 jours, idéalement chaque semaine) pour voir s’il aura du succès.

Oui, il y a un effet “fréquence de publication”.
En Septembre 2018, je suis passé à une fréquence hebdomadaire et mon audience a été décuplée. Je l’ai fait parce que j’en avais envie et que je me suis organisé pour avoir le temps de le faire.

Mais pendant tout ce temps, il faudra vous atteler à faire de chaque épisode, de chaque écoute, un levier de promotion.

#3. Faites votre promotion.

Vous assumez votre podcast, il est de qualité. Alors parlez-en. Dès qu’une opportunité se présente. Je ne dis pas qu’il faut le placer dans chaque conversation (mais en fait si), je dis qu’il faut saisir chaque opportunité pour en parler ou demander d’en parler. Chaque abonné va se chercher avec les dents!

Auprès de votre réseau

Que vous soyez sur Facebook, Insta ou Linkedin ou que vous n’utilisiez que des mails, vous devez parler de votre projet à votre réseau à chaque fois qu’un épisode sort. Évitez les posts automatiques. Mettez-y un peu de vous, soyez authentique ! Expliquez pourquoi cet épisode doit être écouté. Sur Facebook et Insta, n’hésitez pas à doubler le post d’une story.

Vous vous dites que vous allez saouler votre entourage ? C’est faux 😊! L’algorithme des réseaux pour ne montrer vos posts qu’aux bonnes personnes. Et si vous envoyez un mail, faites confiance à vos proches pour vous demander de ne plus leur en envoyer. Et d’ailleurs très vite, vous lancerez sans doute une newsletter à laquelle ils pourront s’abonner.

Faut-il avoir une newsletter
Oui ! Elle vous permet de garder un lien direct avec vos auditeurs. Mais elle ne doit pas se contenter d’alerter sur la sortie d’un épisode. C’est pour cela que j’ai choisi d’y partager chaque semaine 3 liens renvoyant vers des choses à lire, voir, écouter absolument (j’en profite : abonnez-vous à ma newsletter). C’est ce petit supplément qui vous permettra de maximiser le taux d’ouverture. Si vous en lancez, une, je vous conseille de suivre ces conseils pour maximiser vos chances d’ouverture. C’est brillamment expliqué.

Auprès de vos auditeurs

Que vous ayez 10 auditeurs ou 100.000, on vous écoute. Vos auditeurs sont vos premiers ambassadeurs. Alors n’hésitez pas à les solliciter dès l’introduction de l’épisode. Dites-leur quoi faire : vous notez s’ils utilisent Apple Podcast, recommander l’épisode à quelqu’un ou bien s’inscrire à votre newsletter. Ces actions sont clés pour maximiser le succès de votre podcast. Et surtout, soyez rassuré : vous ne les soûlerez pas ! D’abord parce que c’est une habitude sur la plupart des podcasts, ensuite parce qu’ils peuvent passer cette partie d’auto-promo. Et si jamais vous avez des retours en direct, par mail ou messagerie, n’hésitez pas de leur demander de vous soutenir !

Vous êtes auditeurs de GIDY ? Vous aimez ce que je fais ? Si vous avez 2 minutes, mettez 5 étoiles sur Apple Podcasts avec un commentaire sympa, ça m’aidera à toucher encore plus de monde (mais faites-le, vraiment, là maintenant !).

#4. Ne restez pas isolé

En étant podcasteur, vous rentrez dans une grande famille, riche d’un tas de personnes avec lesquelles échanger par mail, Messenger, Discord, au téléphone ou IRL. Si vous contactez quelqu’un, vous pouvez être sûr d’avoir un retour (même si parfois cela peut prendre un peu de temps). Échangez avec vos pairs vous permet de prendre du recul, de mieux comprendre où vous devriez mettre vos efforts, quoi tester, etc. Cela vous permettra également de mettre en place des recommandations croisées : le moyen le plus efficace pour faire croître son audience !

Alors n’hésitez pas, partez à la rencontre d’autres podcasteurs et ne faites pas l’impasse sur les festivals qui se mettent en place un peu partout en France !

Rejoignez Big Bang Media pour ne plus être seul.
C’est pour cela que j’ai lancé Big Bang Media. Un incubateur de podcast qui vous permet de rencontrer d’autres podcasteurs, de suivre des masterclasss et de bénéficier de conseils de l’équipe CosaVostra.

#5. Prenez soin du son

Le dernier point et non des moindres. Prendre soin du son est fon-da-men-tal. Ne pas le faire c’est choisir l’option “droit dans le mur”. Heureusement, obtenir un son de qualité, n’est pas si compliqué que cela.

Ne faites pas l’impasse sur le matériel

La qualité du son ne pardonne jamais. Ceci est vrai pour une vidéo et ça l’est encore plus pour un podcast. Vous ne pouvez pas faire l’économie du matériel. Cela représente un petit budget, mais voyez cela comme une première barrière. Si vous n’êtes pas prêt à investir un petit peu, c’est peut-être que vous ne croyez pas complètement à votre projet.

Si vous voulez en savoir plus sur le matériel, je vous invite à lire l’article que j’avais partagé sur le sujet : Je me lance dans le podcast… Quel matériel choisir ?

Si vous n’avez vraiment pas les moyens, dites-vous que quelqu’un dans votre réseau a peut-être du matériel à vous prêter. Et si vous ne connaissez personne, sachez qu’il y a de plus en plus de lieux / studios / associations dédiés à l’émergence des podcasts et des projets audio.

Ne pas négliger le mix

C’est une étape souvent négligée et pour cause : bien mixer du son et des voix nécessite des connaissances / compétences. S’il y a une quantité incroyable de tuto sur le web, il existe aussi des outils qui automatisent le traitement des voix. C’est l’option que j’ai choisie. J’utilise Auphonic et vous savez quoi ? C’est magique ! Je n’ai qu’à uplaoder les pistes de mon enregistrement et Auphonic se charger de les traiter. Il égalise les voix et supprime les bruits de fond, les bruits parasites, les respirations trop fortes et autres raclements de gorge / toussotements. C’est bluffant. Alors évidemment, passer du temps à mixer soi-même ou bien passer par un ingé son, donnera de meilleur résultat mais dites-vous que le temps et/ou les moyens que vous mettrez dedans seront du temps et/ou des moyens que vous ne pourrez pas mettre ailleurs.

BONUS : le mieux est l’ennemi du bien.

Ne cherchez pas à faire un premier épisode parfait. S’il est imparfait c’est… parfait (mais ne négligez pas la qualité du son) ! Votre format évoluera au fil des épisodes. Si vous avez envie de lancer un podcast, demandez-vous juste si vous avez envie de le faire, si ce que vous proposez apporte quelque chose d’intéressant, de nouveau. Si la réponse est oui : lancez-vous dans 2 semaines. Pas dans 3 mois !

Le mot de la fin

Voilà ! Je crois que j’ai fait le tour de ce premier bilan des trois ans. Si vous avez des questions, des remarques, n’hésitez pas à commenter cet article. Et si ce n’est pas déjà fait, n’oubliez pas de vous abonner à ma newsletter, sur Medium !

À la semaine prochaine pour la suite !

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